lundi 5 novembre 2012

Jules Renard vu par...

Maurice Rostand: son dur visage, taillé à coups de serpe, avait quelque chose d'un peu terrifiant.
Lui-même: Je suis carrément laid, parait-il... Il est certain que je marche sûrement vers une irrémédiable laideur.
Régis Gignoux: Le grand front convexe.
Henri Bataille: La tête en forme de haricot, et le double menton des oies vexées.
Léon-Paul Fargue: Son œil de rouge-gorge, son oreille de chasseur, et son nez de poil à gratter.
Marcel Boulenger: Mais son oeil rond et noir vous eût en même temps percé comme une balle de fusil.
Rachilde: Ce grand et robuste garçon, haut en couleur, avait des yeux en trous d'épingle dans un abat-jour; on devinait qu'un lampe brûlait derrière!
Lucien Descaves: ... Froid, boutonné, l’œil aigu, la barbe rissolée.
Edmond de Goncourt: ... Un garçon encore jeune, mais froid, sérieux, flegmatique, n'ayant pas aux bêtises qui se disent le rire de la jeunesse.
Camille Mauclair: Jules Renard... ne parlait guère, mais était toujours aux écoutes, pointilleux, susceptible, attentif et méfiant comme un lapin roux, dont il avait le continuel frémissement de bouche et d'oreille.
(In Léon Guichard, Renard, La Bibliothèque idéale, Gallimard, 1961, P. 9 et 10.)

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