vendredi 26 septembre 2014

Journal du 26 septembre 1895

Ce qui me gâte les animaux de Grandville, c'est leur costume. l'air suffisait. J'ai tâché de me contenter de l'air dans mes histoires naturelles. Les animaux ne sont pas ridicules.
La tortue ressemble à une blouse qui sèche sur une corde et ballonnée par le vent.
La girafe porte-drapeau.
Le hérisson frisé comme des baguettes de tambour.
L'âne au sabot d'enfant, modeste chanteur des rues.

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