lundi 5 mars 2012

Journal du 5 mars 1902

Au Figaro. À la caisse, je tends ma carte.
- Vous devez avoir une petite somme à me remettre, dis-je.
Le caissier ouvre un immense livre. Je vois mon nom écrit en belles lettres.
- Oui, monsieur. Vous êtes porté à 0 fr. 50 la ligne. Ça vous fait 36 fr. 50.
J'écris à Calmette qu'à ce prix je mourrais de faim, et que, s'il faut mourir de faim, j'aime mieux ne pas travailler.

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