vendredi 1 janvier 2016

Un voeu

Aujourd'hui dans la nuit du monde et dans l'espérance de la bonne nouvelle, j'affirme avec audace ma foi dans l'avenir de l'humanité.
Je refuse de croire que les circonstances actuelles rendent les hommes incapables de faire une terre meilleure. Je refuse de croire que l'être humain ne soit qu'un fétu de paille ballotté par le courant de la vie, sans avoir la possibilité d'influencer en quoi que ce soit le cours des évènements.
Je refuse de partager l'avis de ceux qui prétendent que l'homme est  à ce point captif de la nuit sans étoile du racisme et de la guerre, que l'aurore radieuse de la paix et de la fraternité ne pourra jamais devenir une réalité.
Je refuse de faire mienne la prédiction cynique que les peuples descendront l'un après l'autre dans le tourbillon du militarisme vers l'enfer de la destruction. Je crois que la vérité et l'amour sans conditions auront le dernier mot effectivement. La vie, même vaincue provisoirement, demeure toujours plus forte que la mort.
Je crois fermement que même au milieu des obus qui éclatent et des canons qui tonnent, il reste l'espoir d'un matin radieux.
J'ose croire qu'un jour tous les habitants de la terre pourront recevoir trois repas par jour pour la vie de leur corps, l'éducation et la culture pour la santé de leur esprit, l'égalité et la liberté pour la vie de leur coeur. Je crois que la bonté salvatrice et pacifique deviendra un jour la loi.
Le loup et l'agneau pourront se reposer ensemble, chaque homme pourra s'asseoir sous son figuier, dans sa vigne, et personne n'aura plus raison d’avoir peur.
Je crois fermement que nous l’emporterons.
Martin Luther King

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