mercredi 27 janvier 2016

Journal du 27 janvier 1910

Mirbeau vient me voir hier. Toute infiltration lui paraît une horreur. Consterné:
- Il faut acheter des provisions, dit-il, du pétrole, du charbon.
Il a toujours l’œil inquiet .
Il pense à une pièce sur les métallurgistes.
- Faites donc ça! lui dis-je.
Mais il semble accablé, tant ce sera beau.
Je persiste à le croire très timide. De là ses violences contre Claretie, cet autre faible.
Il me prévient que Claretie ne me pardonnera pas mes mots, et que Rostand ne m'enverra pas une place pour Chanteclerc.
Il veut absolument être inondé et cherche son chemin de tous côtés, loin de la Seine. 


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