mardi 31 juillet 2012

A qui appartient une oeuvre?

La question s'est posée en 2001, lorsque l'écrivain François Cérésa publia une suite aux Misérables intitulée Cosette ou le Temps des illusions. Représentant l'ensemble de la famille, Pierre Hugo arrière-arrière-petit-fils de Victor saisit la justice en même temps que la SGDL. Les plaignants perdirent leur procès, la défense s'étant appuyée paradoxalement sur un texte de Victor Hugo lui-même:
Dans un discours prononcé en 1878 devant le congrès littéraire international Hugo affirmait:
"Dès que l’œuvre est publiée, l'auteur n'en est plus le maître. C'est alors l'autre personnage qui s'en empare, appelez-le du nom que vous voudrez: esprit humain, domaine public, société (...) Une fois l'auteur mort, je déclare que s'il me fallait choisir entre le droit de l'écrivain et le droit du domaine public, je choisirais le droit du domaine public (...) Nous devons travailler pour tous avant de travailler pour nous."
En deuxième appel, la cour d'appel  de Paris débouta Pierre Hugo et la SGDL les condamnant à verser 10.000 € à l'éditeur et à l'auteur vivant.
(Le Figaro, mardi 24 juillet, p. 20).

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