jeudi 28 avril 2016

Journal du 28 avril 1903

Décor du deux. Wolff écoute la pièce, marche d'abord, puis disparaît sans rien dire. Je ne sais plus. Il me dit plus tard qu'il a trouvé la scène longue, tant Antoine la savait peu.
Ellen Andrée pleure tout à coup et finit de jouer sa scène en pleurant.
Quelle détresse! Voilà que je mendie presque des compliments.
- Est-elle claire, la pièce? demandé-je à Wolff.
- Claire comme de l'eau de roche. Antoine aura un gros succès... Cheirel est délicieuse.
J'insiste pour qu'il ne paie pas la moitié de sa voiture, et je rentre chez moi avec la peur du désastre. 
Le soir, j'emporte mes deux actes chez Antoine, et, tandis qu'il se dénapoléonise, je lui lis la scène comme je l'ai lue à Guitry, à Brandès, et c'est le même effet. Il dit: 
- Oui, c'est ça! Çà y est! Il faudrait jouer comme vous lisez, et ce serait sûr.

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