dimanche 25 octobre 2015

Journal du 25 octobre 1895

Chaque commune a maintenant une assistance médicale; et puis, nous donnons du pain aux pauvres. Il y a des malheureux à Chitry, mais pas un mendiant. Il est interdit aux mendiants de quitter leur commune.  Avec un morceau de pain et deux ou trois noix on se nourrit. Il m'en est venu deux de Saint-Révérien, un aveugle conduit par une jeune femme.
" - Mais, lui dis-je, est-ce que votre femme ne pourrait pas travailler au lieu de vous promener comme ça toute la journée,
" - Oh! monsieur le maire, nous rapporterait moins.
" Je leur ai tout de même donné un sou, en leur disant de ne plus revenir, je les ferais arrêter. Puis, je les ai regardé partir par la vieille route. Je les entendais rire. Ils se moquaient de moi."

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