dimanche 4 janvier 2015

Journal du 4 janvier 1902

Aux champs. D'un rouge sombre, pleins de jus piquant, les gratte-culs attendris par l'automne.
La terre labourée est molle comme une terre mouvante.
Le nid qui aveugle: c'est étonnant qu'on ne l'ait pas vu même au temps des feuilles.
Les prés pleins d'eau, comme si toutes les veines de la terre s'étaient rompues.
Le peuplier qui n'a plus que son toupet à la Rochefort.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

En publiant un commentaire sur Jules Renard, vous vous engagez à rester courtois. Tout le monde peut commenter. Les commentaires sont publiés après modération (Pas de langage SMS), Merci.