jeudi 10 avril 2014

La littérature russe au temps de Jules Renard

Voici une pépite de taille - plus de 1800 pages! - et qui n’est pas isolée. Actes sud republie, dans sa collections  Thesaurus vouée aux fleuves de mots, toute l’œuvre littéraire de Dostoïevski, en voici le second volume. Un premier est paru en septembre dernier, deux autres suivront. on peut relire dans celui-ci Les Frères Karamazov et découvrir des romans moins connus comme L'Adolescent ou Le Triton. Mais avant tout, ces rééditions témoignent d'une aventure de traduction, qui fit grand bruit dans les années 1990, lorsque André Markowicz se lança dans une entreprise titanesque: retraduire tout Dostoïevski en bousculant ses prédécesseurs qui avaient, disait-il, trop lissé et francisé l'écrivain russe. Sous le vernis,  André Markowicz mettait à nu le diamant brut des émotions, de la phrase russe, au risque de choquer. "J'essaie que chaque phrase ait de la chair", disait-il quand paraissait Les Possédés, rebaptisé par lui Les Démons. À redécouvrir.
- Dostoïevski, "Œuvres romanesques 1875-1880", trad. d' André Markowicz, Actes sud, 1865 p. -
(Éléonore Sulser, Le Temps (Genève), samedi 1er mars 2014, p.34)

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

En publiant un commentaire sur Jules Renard, vous vous engagez à rester courtois. Tout le monde peut commenter. Les commentaires sont publiés après modération (Pas de langage SMS), Merci.