jeudi 28 novembre 2013

La Madeleine d'or

Au menu du restaurant du Grand hôtel de Cabourg, l'heureux dîneur peut choisir comme dessert "l’intemporelle madeleine comme l'aimait Marcel Proust" (sic), 15€. Lorsque l'on sait que la madeleine n'a jamais existé et n'était qu'une modeste biscotte, on reste béât d'admiration devant la récupération culinaire de ce facétieux chef, virtuose du marketing gastronomique.
La ville de Cabourg n'est pas en reste, qui, le nom de Balbec étant en déshérence,  a pris de court d'éventuelles et passives postulantes pour s'intituler, officieusement il est vrai, Cabourg-Balbec à l'instar de sa consœur Illiers-Combray, celle-ci tout ce qu'il y a de plus officiellement.
Et cela au grand bonheur des chanceux proustiens venus assister à la remise de la Madeleine d'or, ce dernier samedi 23 novembre 2013.
Dans les salons du Grand hôtel, le Cercle littéraire de Cabourg-Balbec (sic) a remis au cours d'un dîner de gala éminemment sympathique et convivial la 7ème Madeleine d'or à Proust contre Cocteau, dernier ouvrage d'un non moins sympathique auteur, M. Claude Arnaud.
Et peu importe les approximations biographiques et littéraires, l'essentiel est que le gagnant soit la littérature, pour la grande joie des lecteurs.
Bientôt peut-être verrons-nous remettre par le maire de Barfleur, autre lieu d'accueil de Jules Renard et au nom plus poétique que Chitry-les-Mines, non pas au dernier buraliste survivant, mais au  renardien de l'année,  la Carotte de corail.
T.J.

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