mardi 31 janvier 2012

Paul Hervieu vu par Jules Renard

(Voir aussi, hier, Jules Renard vu par Paul Hervieu).

Paul Hervieu. "Bon! dis-je, voilà encore..." Et déjà, ivre de "vingince", j'ai pris Diogène le chien, l'ayant lu, je me suis envoyé dire: "Imbécile!" (Journal, 26 mars 1894).

Hervieu. Oh! Celui-là, un timide et un borné. Je crois qu'il n'a pas d'autre préoccupation que le succès. Il y arrive par un très grand talent, mais il ne se contenterait point d'avoir du talent. Si on lui disait: "Hervieu, vous ne serez jamais de l'Académie", il en mourrait peut-être, mais il en sera. Il sera de tout. Et, pour être de tout, il travaille comme une brute, au lieu de paresser comme un homme intelligent. (Journal, 14 janvier 1898).

Société des gens de lettres. Hervieu. Oui, oui, un grand talent, mais comme on voit bien qu'à ses yeux un beau livre, une belle oeuvre dramatique, n'ont  pas plus d'importance qu'une élection à l'Académie ou à la présidence de la Société des gens de lettres!  Il s'applique autant à se faire valoir qu'à écrire. (Journal, 9 avril 1900).

Hervieu fait des efforts désespérés pour mal écrire: il y arrive. (Journal, 15 mars 1905).

Hervieu aurait écrit quelque part, après mon interview de la Patrie, que je suis l'amer de la Nièvre. Charmant! (Journal, Avril 1905).

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