mercredi 11 janvier 2012

Jules Renard et Jules Renard

Jules Renard et Jules Renard. Il ne faut pas les confondre, comme faisait, il y a quelques mois, un libraire "expert" dans un catalogue de vente à l'Hôtel Drouot. On peut lire, en effet, dans le catalogue de la vente Ouaché (3 et 4 novembre 1909), la stupéfiante mention que voici: 
"Renard (Jules). Théâtre. 5 vol. in-12, brochés."
"Une Noce sur le carré, E. Dentu, 1868. - L'Amour mitoyen, Id., 1870. - Une Femme qui bégaie, Id., 1872. - Le Plaisir de rompre, Ollendorff, 1898. - Le Pain de ménage, Id., 1899. (Éditions originales, sauf la dernière pièce)."
Sans sourciller, commissaire-priseur et expert procédèrent aux enchères, qui s'élevèrent jusqu'à la modique somme de douze francs.
Il y eu en effet, un autre Jules Renard que le nôtre, et qui fleurit sous le second Empire. Né à Paris, le 15 mars 1813, il fut d'abord banquier à Versailles, puis à Paris. Enfin il se consacra au théâtre, au vaudeville et à la revue surtout, soit seul, soit en collaboration avec Guénée, de Jallais, Delbès, etc. Une de ses pièces, Un Tailleur pour Dames, du répertoire du Palais-Royal, n'est peut-être pas tout à fait oubliée de nos jours.
(Comoedia, 25 mai 1912)

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