mercredi 12 mars 2014

Journal du 12 mars 1902

Jardin d'acclimatation. L'ennui de toutes ces bêtes. Le plaisir qu'éprouvent certaines d'entre elles, les sangliers surtout, à se faire gratter le dos par les cannes des visiteurs.
Le marabout-adjudant: un Anatole France en jaquette.
La girafe qui, de sa langue noire, lèche le mur ou se l'enfonce jusqu'au fond du nez.
Le gazouillement d'un bande de cochons d'Inde.
Les phoques, beaux nageurs qui se baignent avec des grâces d'hommes.
La fantaisie du Créateur qui donne au flamant un cou si long qu'il a dû le percher très haut sur pattes.
L'aigle dont le bec est un chef-d’œuvre de coutellerie.

mardi 11 mars 2014

Journal du 11 mars 1898

Tout le monde aime les étoiles, les arbres, les sources. Je ne peux vous savoir gré de ce sentiment-là, banal comme celui de l'amour. Je ne vous serai reconnaissant que si, par votre façon de les aimer, vous ajoutez quelque chose à la mienne.

lundi 10 mars 2014

Journal du 10 mars 1895

Mon pays, c'est là où passent les plus beaux nuages.

L'Amérique au temps de Jules Renard

Actualité littéraire.
Il fait froid. Les paysages glacés et venteux sculptent les caractères et les destinées. Les phrases elles-mêmes tentent de se tenir chaud, en se serrant les unes contres les autres, car rien, ici, ne court bras tendus vers une vie sans offrande. Le sobre et âpre roman d’Édith Wharton (1862-1937), merveilleusement bien traduit de l'américain par la romancière Julie Wolkenstein, raconte une lutte à ciel ouvert entre passions et prisons.
L'histoire se déroule dans une localité imaginaire de la Nouvelle-Angleterre. les gens sont multiples et pudiques. Ils travaillent dur...
(Marie-Laure Delorme, Le Journal du dimanche, 9 mars 2014, p. 38.)
Ethan Frome, par Édith Wharton, traduit par Julie Wolkenstein, P.O.L. 220 p.)

dimanche 9 mars 2014

Journal du 9 mars 1905

Elle a vu un tableau représentant l'inquisition. elle dit:
- Un homme couché. On lui enfonce des coins, on lui brûle les pieds, pendant que des moines lisent leurs journaux.

samedi 8 mars 2014

mercredi 5 mars 2014

Journal du 5 mars 1898

Quand un acteur est mauvais, l'applaudissement le rend pire.

Jules Renard vu par François Morel

Jules Renard redonne goût à la lecture. C'est un de mes auteurs de prédilection.  Il réinitie la machine à lire! Un coup de Jules Renard et c'est reparti.
(François Morel, Aujourd'hui magazine, vendredi 28 février 2014.)

mardi 4 mars 2014

Journal du 4 mars 1901

Le Gendre de M. Poirier. Un type de pièce bien faite, trop mufle, mais toujours intéressante.

lundi 3 mars 2014

Journal du 3 mars 1891

Nettoyer les écuries d'Augias avec un cure-dent.

L'art au temps de Jules Renard

Par l'art seulement nous pouvons sortir de nous, savoir ce que voit un autre de cet univers qui n'est pas le même que le nôtre, et dont les paysages nous seraient restés aussi inconnus que ceux qu'il peut y avoir dans  la lune. Grâce à l'art, au lieu de voir un seul monde, le nôtre, nous voyons le monde se démultiplier, et, autant qu'il y a d'artistes originaux, autant nous avons de mondes à notre disposition,  plus différents les uns des autres que ceux qui roulent à l'infini, et, bien des siècles après que s’est éteint le foyer dont il émanait, qu'il s'appelât Rembrandt ou Vermeer, nous envoient encore leur rayon spécial."
(Marcel Proust, Le temps retrouvé, Folio classique, p. 202, et cité par Claude Arnaud, Proust contre Cocteau, p. 81.)

dimanche 2 mars 2014

Journal du 2 mars 1894

Faire un livre sur Chitry et dire, par exemple: "Ce cochon, je l'ai vu, je le connais et j'ai mis ma canne dans l'anneau de sa queue. Nous avons ensemble d'excellentes relations."