Bucoliques. Le pharmacien sur sa porte dit qu'il y a quelque chose de brouillé dans l'ordre des saisons.
dimanche 29 septembre 2013
samedi 28 septembre 2013
Journal du 28 septembre 1887
"Ah!" me dit le noble vieillard en sortant de la vespasienne. "L’homme est comme un temple. Quand la colonne est brisée, il tombe, et les femmes n'y portent plus leurs dévotions."
vendredi 27 septembre 2013
Journal du 27 septembre 1906
Dix heures du matin, c'est l'heure grave et parfumée où le laurier, le céleri, le navet, le thym, le persil, le poireau, la gousse d'ail, l'oignon et les deux carottes coupées en quatre se réunissent dans le pot, autour de la tête de veau enveloppée d'un linge blanc.
jeudi 26 septembre 2013
Association les amis de Jules Renard, ou le syndrome du hérisson.
Question: Pourquoi le président, la secrétaire et le trésorier de l'association des amis de Jules Renard ne sollicitent-ils pas le renouvellement de leur mandat lors de la prochaine assemblée générale?
Réponse: Il y a 3 ans, la présidente-fondatrice a choisi elle-même son successeur, une nouvelle secrétaire et un nouveau trésorier. Mais depuis 3 ans elle s’est toujours conduite comme étant encore présidente en titre. Ses critiques et ses courts-circuitages incessants sont venus à bout de la gentillesse du nouveau président, de la patience de la secrétaire et de la bonne volonté du trésorier.
Conclusion: Pour assurer à l’association un avenir pérenne, il faut souhaiter que l'ex présidente-fondatrice soit candidate à son ancienne fonction bientôt vacante.
T.J.
mercredi 25 septembre 2013
Jules Renard et la SACD
Jules Renard a été admis a la SACD (Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques) le 18 avril 1902. Il avait pour parrain ses amis Alfred Capus et Tristan Bernard.
Ce même jour ont également été admis: Octave Mirbeau, Gustave Guiches et Henry de Gorse.
mardi 24 septembre 2013
Journal du 24 septembre 1902
Chasse. Dans la luzerne humide, la caille fuit devant le chien qui "ondule", relève de temps en temps le nez, qu'il a couvert de feuilles jaunes, et souffle comme un phoque. La caille file. On voit les brins de luzerne remuer, léger sillage. Les plumes trempées, elle ne peut pas partir. Parfois, le chien s'arrête, tient trop, et la caille en profite pour gagner du terrain. On traverse ainsi un petit océan de luzerne. Enfin, Philippe tire et l’abat. Trois domestiques du Bouquin se mettent à crier: un peu plus... Les plombs ont " viouné " à leurs oreilles.
- Pourquoi donc, dit Philippe, que vous restez là, dans le chemin, derrière la "trace"?
Parole imprudente! Est-ce que le chemin n'est pas à tout le monde? Il faut rattraper. Je retrouve les trois gars plus loin, et ils finissent par dire que c'était pour blaguer.
On entendait la pluie venir sur le bois. Elle faisait du bruit comme une rivière.
Il pleut, il pleut! Des chiens boivent debout.
Des paysans arrachent leurs pommes de terre, courbés comme s'ils les mangeaient.
lundi 23 septembre 2013
Jules Renard vu par Daniel Hénard et Jacques Tréfouël
Le journal de Jules Renard - Émission Galigaland
dimanche 22 septembre 2013
samedi 21 septembre 2013
Journal du 21 septembre 1894
Poil de Carotte est un mauvais livre, incomplet, mal composé, parce qu'il ne m'est venu que par bouffée.
Actualité théâtrale
A partir du 24 septembre, au Théâtre Montparnasse, rue de la Gaîté, Paris.la Dame de fer, d'Henrik Ibsen. adaptation Eric-Emmanuel Schmitt.
Élida, la dame de la mer, a épousé un mari plus âgé qu'elle, le docteur Wangel. Mais un lourd secret pèse sur cette union. elle devra choisir entre un passé passionnel et un futur serein avec son époux.
A partir du 24 septembre 2013.
(du mardi au samedi 20h30 . matinée samedi à 17h30 & dimanche à 15h30).
Prix des places: 52€ (Carré or), 48€, 32 € , 18 €.
A partir du 24 septembre 2013.
(du mardi au samedi 20h30 . matinée samedi à 17h30 & dimanche à 15h30).
Prix des places: 52€ (Carré or), 48€, 32 € , 18 €.
vendredi 20 septembre 2013
Journal du 20 septembre 1905
Guitry. Une dépression. Il se marque, et il y a de ses histoires que j'ai trop entendues. Il n'y ajoute plus que de la longueur. Je lui dis parfois: "Allons! ne mentez pas!" Et ça le vexe: il a un petit sourire rentré.
Il avait déposé sa bonne amie à l'hôtel Cahouet à Corbigny.
- Qui est-ce?
- Je ne sais pas, dit-il.
- Il fallait l'amener.
- Elle dort à poings fermés, comme une enfant.
Avec Tristan ils ont bien ri parce que, la première enseigne qu'ils ont lue, c'est Paul Cocu.
Trop vite, l'auto. Tant de jolis paysages où l'on ne s'arrête pas. On laisse des regrets partout.
A Vézelay, ils n'ont pas vu passer la terrasse. Ils imaginent ce que dirait Mirbeau: "Une ville morte! Plus que cent habitants! Autrefois mille! Tous ont eu la maladie de la pierre!"
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