mardi 24 mai 2016

Journal du 24 mai 1906

Promenade à Pazy. j'avais choisi un chemin charmant à travers le bois: il n'était que boue. Chaque fois qu'elle patauge, Marinette dit: "Ça ne fait rien", ou: "J'arrive, sois tranquille. J'essuierai mes pieds dans l'herbe." La femme qui accepte ainsi la boue du chemin, c'est la bonne camarade, qui n'a pas peur de la vie.
Prés gonflés d'une herbe abondante, bien clos d'une haie touffue.
Clocher en bois et isolé sur une hauteur. On s'étonne que la foudre ne l'ait pas encore aperçu. 
Vieilles femmes défiantes, immobiles comme des bornes à leur porte.
Le cantonnier heureux quand quelqu'un passe sur la route.

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