mardi 25 février 2014

Journal du 25 février 1891

Ce matin, bonne conversation d'une heure et demie avec Alphonse Daudet. Il souffrait moins, marchait des pas presque naturels, était gai. Goncourt lui a dit: "Dites à Sourires pincés que je ne l'oublie pas, que je lui écrirai quand j'en aurai fini avec La Fille Élisa." Goncourt n'est pas au-dessus des petites misères de la vie littéraire. Un article méchant de Bonnières au Figaro l'a profondément froissé. Il en reste nerveux longtemps. Cela devrait pourtant le faire sourire, car il est dit dans cet article que, tout ce qu'il peut y avoir de bon, c'est Ajalbert qui l'y a mis!

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