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mercredi 24 février 2016

Journal du 24 février 1900

Antoine déjeune en ville. On répète à peine. Ces dames sont très préoccupées par leurs jupes. Antoine arrive. Il a bien déjeuné, on oublie de répéter. On s'assied aux fauteuils d'orchestre. Il y a là Hennique, Courteline, Gémier, Dumény, Desfontaines, et, sur la scène, trois femmes: Ellen Andrée, Maupin, Desprès, qui causent bien naturellement, assises sur un banc, comme trois commères chez elles.

vendredi 1 mai 2015

Journal du 1er mai 1903

À cinq heures, Antoine vient me dire que la répétition, que j'attends depuis deux heures et demie, n'aura pas lieu.
Ces dames parlent de leurs cors au pieds.
- Moi, dis Desprès, j'en ai deux gros , énormes!
Là encore elle veut être la première.
Répétition du deux en costumes.
Tous ont mal joué, préoccupés de leurs toilettes et des derniers béquets, voulant jouer comme je veux et contre Antoine, furieux, qui ne sait plus un mot de son rôle.
- C'est une merveille! lui dit Wolff.
- C'est un clou, répond Antoine, et Renard nous flanquera par terre en nous faisant jouer comme ça.Il dit à Alfred Nathanson:
- Ce n'est pas possible de lui donner ce qu'il veut. 
À moi: - C'est une ordure. en la prenant comme ça, la pièce fout le camp.
- Çà m'est égal! dis-je. J'aime mieux un four avec ma pièce jouée dans le sens qu'elle a, qu'un succès sans moi.
- Bien! Je vous la jouerai comme ça. Oh! soyez tranquille! Je ne vous trahirai pas, mais, un soir, je la jouerai comme je veux, devant le public, et vous verrez!

jeudi 16 avril 2015

Journal du 16 avril 1903

Antoine veut dire son rôle avec le souffleur. c'est terrible.
On répète dans de la toile d'emballage du décor.
Ce que dit Antoine à un souffleur:
- Je vous attends,  monsieur....Pas si vite, monsieur!.... Le texte, monsieur. Y a-t-il "pourtant" ou "cependant"? ...Rien à faire avec un souffleur pareil!... Laissez-moi, monsieur!... Soutenez-moi, monsieur!...Heu! Heu! Suivez donc, monsieur!... Pas si haut! Je ne m'entends plus!
Il dit:
- Je veux savoir mon texte aujourd’hui.
- Bon! Mais vous me permettrez tout de même, Antoine, d'y faire quelques petits changements?
- Vous aussi, à moi? dit-il.
- C'est drôle!
Ibels me demande si ça ne me gêne pas qu'il reste. Nous en sommes à la scène du peintre. Il doit trouver ça de mauvais goût, Cheirel trop "Palais-Royal", Signoret, pas poète.
On recommence. C'est aussi mauvais, et je n'y vois que du terne.
Desprès, à qui Beaubourg vient de lire une pièce en quatre actes, dont le premier est formidablement beau, et les trois autres, de plus en plus mauvais, me parle de Poil de Carotte qu'elle a joué dans un salon, de Lugné, qui est un admirable Lepic, un peu trop grand seigneur, puis elle me dit:
- C'est délicieux.
- De qui parlez-vous,
- De  Monsieur Vernet. J'ai entendu les deux actes.  Oh! la fin du deux! C'est du même tonneau que Plaisir de rompre, quoique supérieur. J'aime moins le Pain de ménage, vrai et simple. Je ne dis pas que cela aura la destinée de Poil de Carotte, que je vous jouerai éternellement, mais vous pouvez compter sur soixante à quatre-vingts représentations. 
- Vous êtes sincères?
- Oh! vous pouvez être tranquille.
Et je le suis un peu moins.
Tout de même, il faut bien laisser à Desprès une petite préférence pour Poil de Carotte!

jeudi 19 mars 2015

Journal du 19 mars 1900

Chez Antoine. J'écoute Poil de Carotte en toute sécurité. Les effets sont sûrs. Je les attends, ils viennent. La servante a le plus gros, et Desprès en est un peu gênée. Elle me conseille de lui faire une observation.
Dans la loge d'Antoine, Trarieux, Antoine, Brieux, contre Rostand que je soutiens, mais j'ai un peu l'air d'un agent provocateur. 
- Un jour, dit Antoine, j'ai entendu le premier acte des Romanesques. J'ai trouvé ça tellement bien que je suis parti, de peur d'aimer les deux autres.

jeudi 15 mai 2014

Suzanne Desprès

C'est Jean Jullien qui me conduisit rue Turgot, dans un local modeste où se trouvaient les bureaux de L’Œuvre, qui servaient parfois aux répétitions. Lugné était marié à l'admirable artiste Suzanne Desprès, l'inoubliable créatrice de Poil de Carotte, l'étonnante interprète de La Fille Élisa. Ah! l'acte du tribunal, mimé par Suzanne Desprès! Un chef-d’œuvre, cette mimique! Elle était très liée à Mme Jean Jullien. J'ai souvenir d'une bonne soirée passée avec elle, Suzanne Desprès et Colette, dans une loge du Théâtre Marigny, où jouait en sicilien l'extraordinaire Mimi Aguglia et sa troupe...
Paris n'a pas sa rue Colette...ni sa rue Lugné-Poë.

mardi 4 février 2014

Suzanne Desprès

Beaucoup de talent, plus appréciée à l'étranger qu'à Paris, où elle n'occupe pas la situation artistique qu'elle mérite. Admirable interprète des héroïnes des héroïnes d'Ibsen, fait penser souvent à la Duse, dont elle a la sensibilité et le goût de la simplicité. Son nom est populaire dans toute l'Europe et en Amérique du Sud, où elle triompha à plusieurs reprises.
Véritable gavroche, enfant spirituel du peuple de Paris, sans éducation première, est arrivée à une belle érudition littéraire à force de volonté et d'un travail opiniâtre. Ne se laisse jamais décourager et poursuit toujours, avec une ténacité admirable, la réalisation du but qu’elle se propose. Très loyale, esclave de sa parole, très franche, disant ce qu’elle pense, très spirituelle et foncièrement bonne. Ignore la timidité et les formes. aussi à son aise avec l'Empereur d'Allemagne, qu'elle fit rire aux éclats par ses réparties de gavroche, lorsque je la lui présentais, pendant notre grande tournée en Allemagne, qu'avec son père, ouvrier mécanicien du chemin de fer de l'Est.  Une de mes pensionnaires, dont j'ai gardé le meilleur souvenir.
( Irénée Mauget, Avec les gloires de mon temps, p. 256, 1963.)

lundi 20 janvier 2014

Bonne nouvelle

Le directeur du Théâtre de l'Œuvre accepte de faire nettoyer la tombe de Lugné-Poë où  Suzanne Desprès repose à ses côtés. Hommage respectueux et reconnaissant rendu au fondateur du Théâtre.
T.J.

lundi 13 janvier 2014

Lugné-Poë

Lettre à Monsieur Frédéric Franck, Théâtre de L’Œuvre, Paris  
10 janvier 2014                                                               
Monsieur,
Pardonnez-moi d'aborder un sujet qui ne me regarde pas et pour lequel je n’ai aucun titre à faire valoir.
Il s’agit de Lugné-Poë, enterré à Saint-Germain-en-Laye au côté de sa femme, Suzanne Desprès.
De sa tombe en déshérence, abandonnée, oubliée, noircie par la salissure du  temps et par la mousse. Le nom de Lugné-Poë est à peine lisible, celui de Suzanne Desprès presque disparu.
Je me suis demandé qui pouvait la rafraîchir.
J’ai pensé que le Théâtre de l’Œuvre pourrait faire œuvre utile en rendant à peu de frais cet hommage à Lugné.
Tombe 41, carré R, cimetière vieux de Saint-Germain –en Laye.
Je vous prie de croire, Monsieur, en mes sentiments les meilleurs.
T.J.                                                               

samedi 16 février 2013

Jules Renard vu par Han Ryner 3/3

Sur Jules Renard et sur Vigny
Suite d'hier.
Il a été de son vivant, mis en musique par Maurice Ravel, été illustré par Pierre Bonnard, Henri de Toulouse-Lautrec et quelques autres, et son théâtre a été joué par Antoine, Marthe Brandès, Jeanne Chéreil, Suzanne Desprès (Mme Lugné-Poe), Firmin Gémier, Jeanne Granier, Lucien Guitry, Marthe Mellot,  Henry Meyer, Cécile Sorel, et autres Signoret. De son vivant! Et cet ex-Carolingien (Ernest Raynaud était son condisciple au lycée Charlemagne où Renard, externe libre, a suivi les cours de réthorique) a connu aussi bien Jean Jaurès que Sarah Bernhardt. Le nom de tous ses interprètes, et celui de Danièle Davyle (Mme de Saint-Hilaire), la première a avoir lu des textes du futur auteur du Plaisir de rompre, ne sont assurément pas tous passés à la postérité, mais tout de même, Antoine, Desprès, Gémier, Guitry ou Sorel, cela n'en constitue pas moins une belle carte de visite.
Mais Jules Renard était né pour être aigri et il semble dans la logique des choses que son Journal soit, en bien des passages, aussi grinçant que Mes poisons de Sainte-Beuve. À ce sujet, Maurice Toesca, qui après les biographies de Jean Paulhan, George Sand, Alphonse de Lamartine, Alfred de Musset, et Alfred de Vigny, a publié chez Albin Michel un Jules Renard en 1977, écrit justement: "Dommage que Jules Renard n'ait pu prendre connaissance des Carnets de Sainte-Beuve! Il y aurait lu cette réflexion qui s'applique à tous les hommes de lettres de tous les temps: les littérateurs français font aujourd'hui avec leur esprit ce qu'autrefois les gentilshommes français faisaient avec dans les duels avec leur épée: il s'entre-tuent". Cependant ajoute Toesca, "Jules Renard n'est pas Sainte-Beuve, et c'est à son éloge: il ne blesse pas pour le plaisir de blesser; il n'y a pas de parti une fois pour toutes pris, comme Sainte-Beuve à l'endroit de Vigny par exemple". Que Maurice Toesca ne tienne pas Sainte-Beuve en très haute estime, nous le savions depuis quelques lustres déjà. Il a raison lorsqu'il déplore que Renard n'ait pas pu prendre connaissance des Poissons beuviens. Il s'en serait assurément délectés, en disciple qui s'ignorait. Je suis moins sûr que Toesca que son modèle ne blesse jamais pour le plaisir de blesser. Quitte à s'en repentir. Sainte-Beuve il est vrai ne se repentait pas du fiel qu'il dispensait[...]
(L'article se poursuit sur Vigny.)
(Han Ryner, Les Messages de Psychodore, n°53, novembre 1992)

mercredi 16 janvier 2013

Jules Renard vu par Suzanne Desprès

Les répétitions de Poil de Carotte furent assez houleuses. Jules Renard n’était pas un auteur de tout repos. Il savait ce qu’il voulait et il avait raison. Un jour où j’avais été particulièrement hésitante à une répétition, où je tâtonnais trop à son gré, il m’accompagna dans ma loge et m’entreprît sur l’interprétation du rôle. Ma petite Desprès, ça n’est pas ça, vous êtes trop douce, trop pitoyable, trop féminine. Il est fermé, il est sauvage, ombrageux, c’est un petit garçon sournois, il est…je ne sais comment vous l’expliquer…il est… » Je l’interrompis avec rudesse. Écoutez, Jules Renard, vous manquez de patience, ce n’est pas commode, je fais de mon mieux…et puis, zut ! je ne sais ce qu’il est, en tout cas ce n’est pas moi qui le jouerai, le v’là ! Et je lui collai mon manuscrit dans les mains. Le visage de Jules Renard s’éclaire : « Mais le voilà, ça y est. Vous le tenez, je viens de le voir, il n’y a pas autre chose à faire, maintenant j’ai confiance. Et quelques jours après je reçus chez moi un exemplaire du livre de Poil de Carotte avec cette dédicace : « À Suzanne Desprès, en souvenir d'un jour où elle fut dans sa loge un peu plus Poil de Carotte que je ne voulais »,  Jules Renard. 
Au fond, lui et moi nous avions des caractères à rebrousse poil.
Signé:  S.D.  (Suzanne Desprès)
Note datée du 12 avril 1939 rédigée à bord du "Champlain"  de la French Line. 

mardi 19 juin 2012

Une lettre inédite de Jules Renard

À Suzanne Desprès
44 rue du Rocher,                                                        27 février 1900
Ma chère Poil de Carotte,
Comment allez-vous? Donnez, je vous prie, de vos nouvelles au porteur.
Vous voyez qu'Antoine nous fait passer vendredi! Je lui ai dit: mais la pièce n'est même pas faite!
C'est affolant.
Voici un texte qui, par prudence, allège votre scène 10 d'au moins deux pages. S'il y a d'autres longueurs, ne craignez pas de me le dire.
Si vous ne passez pas aujourd'hui, pourrai-je aller vous voir, et à quelle heure?
Votre,
Jules Renard
Bien entendu, j'adresse les mêmes modifications à Antoine.
(Nota: se reporter à la lettre de J.R. à Antoine datée du même jour.)

samedi 16 juin 2012

La cote de Jules Renard

Jeudi 14 juin, l'Étude ADER SVV a mis en vente 3 lettres de Jules Renard et quelques autres. Voici le résultat:
Lot 277. Jules Renard à Suzanne Desprès - estim. 400/500 - adjugé 850 €.
Lot 278. Jules Renard à Gustave Larroumet - est.  400/500 - adjugé 700 €.
Lot 279. Jules Renard à Édouard Herriot -  estim.  300/400 - adjugé 650 €.
Les lots 277 et 278 ont été acheté par la Médiathèque de Nevers.
Lot 120. Ed. de Goncourt à Aug. Rodin -  estim.  400/500 - adjugé 2200 €
Lot 121. Ed. de Goncourt à  un critique -  estim.  400/500 - adjugé 1500 €
Lot 211. Guy de Maupassant à P. Ollendorff - est. 1000/1200 - adj. 2700 €
Lot 212. Guy de Maupassant à une dame  -  estim.  700/800 -  adj. 1700 €
Lot 221. Octave Mirbeau  manuscrit signé -  estim.  500/700 -  adj.   450 €
Lot 222. Octave Mirbeau à Édouard Herriot -  estim.  250/300  - adj. 480 €
Lot 223. Octave Mirbeau à Paul Gsell -  estimation.  200/250  - adj.  280 €

dimanche 3 juin 2012

3 lettres inédites de Jules Renard en vente à Drouot, Étude ADER

Jeudi 14 juin 2012
Lot n°277
Jules RENARD (1864-1910) écrivain
L.A.S., 27 février 1900, à sa «chère Poil de Carotte» [Suzanne Després]; 1 page in-8 à son adresse 44, rue du Rocher. À la créatrice du rôle-titre de Poil de Carotte [créée au Théâtre Antoine le vendredi 2 mars 1900]. «Vous voyez qu'Antoine nous fait passer vendredi! Je lui ai dit: mais la pièce n'est même pas faite! C'est affolant. Voici un texte qui, par prudence, allège notre scène 10 d'au moins deux pages. S'il y a d'autres longueurs, ne craignez pas de me le dire»

Lot n°278
Jules RENARD
L.A.S., 17 mars 1902, [à Gustave Larroumet]; 3 pages in-8 à son adresse 44, rue du Rocher. «Je vais tout de suite à ce qui me chagrine, dans votre chronique, c'est ce que vous dites de la mise en scène du Plaisir de Rompre. Guitry, vous le savez mieux que moi, est un merveilleux artiste. C'est encore un homme du goût le plus rare. Enfin c'est un ami, que j'aime beaucoup. Je vous assure qu'il n'a pas pu faire mieux. Vous avez failli voir le Plaisir de Rompre dans le calme d'un appartement de 7 à 8000 f. Entre ce luxe et notre petit décor, il n'y a rien: tout a brûlé!»... Il ne se plaint pas de la Comédie-Française, mais elle souffre encore de son incendie et de ses déménagements. Quant au reste de sa chronique, il le touche jusqu'à la confusion... «Et puis il m'arrive de me dire que je ne me foule guère, du moins au théâtre. Trois actes en cinq ans, même retravaillés à chaque reprise, c'est peu. Et tout de même Marivaux a cette supériorité de l'abondance. Je ne vous en voudrais donc pas, si vous attendiez autre chose et mieux pour écrire son nom à propos du mien. Je souhaite de justifier votre confiance, mais comme c'est long, trois actes, quand on a beaucoup de peine à en faire un!»

Lot n°279
Jules RENARD
L.A.S., Paris [1905], à Édouard Herriot 1 page in-8 à en-tête de la Mairie de Chitry-les-Mines. Il recommande à son collègue «maire de Lyon» M. Moncharmont, «qui pose sa candidature à la direction du Théâtre des Célestins. Par ses qualités d'administrateur et d'homme de théâtre, Mr Moncharmont est tout à fait digne de votre confiance»... Il signe : «Jules Renard auteur dramatique maire de Chitry (Nièvre)»
 
Étude ADER Jeudi 14 juin 2012 à 14h00 Autographes et manuscrits.

dimanche 15 janvier 2012

Monument Jules Renard

Le monument Jules Renard (Chitry-les-Mines). - Le sculpteur choisi pour l'exécution du monument est le statuaire nivernais Pourquet. Nous donnons ci-dessous l'état de la souscription. (Extrait).
Alapetite, résident général à Tunis, 50. - Romain Coolus, 50. - Mme et M. Maurice Pottecher, 100. - Mme Emile Zola, 50. - Romain Rolland, 20. - Courteline, 20. - Octave Mirbeau, 50. - Goujat, ancien député de la Nièvre, 10. - Henri Bachelin, 10. - Le Mercure de France, 50. - Alfred Vallette, 20. - Mme Suzanne Desprès, 50. - Alfred Athis, 50. - Maurice Le Blond, sous-préfet de Clamecy, 20. - Mme Marthe Brandès, 100. - Edmond Rostand, 300. - Thadée Natanson, 50. - Léon Blum, 50. - Robin, maire de Chitry-les-Mines, 50. - Roy Auguste, instituteur à Chitry, 10. - Sacha Guitry, 50. - Fernand Vandérem, 20. - Alexandre Natanson, 20. - Etc. Total jusqu'à ce jour...2.351, 55.
Mercure de France, 1er juin 1912, p. 667.

vendredi 13 janvier 2012

Journal du 13 janvier 1904

Maison de Poupée. Que de choses insignifiantes dites avec profondeur! l'accès de liberté de Nora ne mérite peut-être qu'une bonne fessée. Dans cette pièce, tout se dérange aussi facilement que tout s'arrange ailleurs. Une histoire de faux qui se termine par une discussion. Le seul homme, c'est cet employé qui veut garder son petit emploi. Mais tout cela quoique long, mal fait et arbitraire, n'est pas ennuyeux. Ça manque de l'éternel adultère. [...] 
Le rôle de Nora éclaire le talent de Desprès. il en montre les qualités et les limites. Géniale et entêtée, cette jeune artiste préfère ce rôle à tous les autres parce que jamais elle ne pourra bien le jouer.