jeudi 31 octobre 2013

Journal du 31 octobre 1895

Jules Renard, maire de Chaumot, c'est ça qui fera bien sur la couverture de mes livres.

mardi 29 octobre 2013

Journal du 29 octobre 1888

Lu le premier volume des Entr'actes de Dumas fils. Rien à relire

Actualité littéraire

Par quel mystère un écrivain mondain, snob, asthmatique et spécialisé dans l'exploration des sensations intimes a t-il pu devenir, en moins d'un siècle, l'objet d'un culte planétaire? Et par quel miracle une oeuvre née entre fumigations et murs de liège, dîners en ville, médisances, singularités sexuelles et cruauté sociale, " à la française" est-elle parvenue à parler, d'une même voix, au coeur d'un japonais, d'un américain, d'un iranien, d'un coréen?
Telle est bien, pourtant, la grandiose aventure de Marcel Proust qui - méconnu, illustre, adulé, commenté, psalmodié, adapté, traduit - aura, par son destin posthume, su enjamber la plupart des obstacles d'oubli ou de malentendus qui guettent les artistes disparus avant d'avoir assis leur réputation [...]
Tout individu qui, ayant sérieusement lu la Recherche, prétendra qu'il n'est pas chahuté de fond en comble devra être considéré soit comme une brute, soit comme un menteur... 
(Jean-Paul Enthoven, Le Monde hors série, Une vie, une oeuvre, Marcel Proust, novembre 2013.)

lundi 28 octobre 2013

Journal du 28 octobre 1898

On parle du pied ridiculement petit de Pierre Loti.
- Ce doit être ce qu'on appelle le pied marin, dit Bernard.

Jules renard réédité


Des milliers de livres anciens  retrouvent le chemin des librairies grâce à un service associant Hachette Livre et la Bibliothèque nationale de France qui permet de réimprimer à l'identique et à l'unité des trésors du patrimoine littéraire et historique français. Plusieurs milliers d'ouvrages publiés entre le XVe et le XIXe siècles et sélectionnés parmi les titres les plus consultés de Gallica, la bibliothèque numérique de la BNF, peuvent désormais être commercialisés par l'ensemble du réseau des libraires. Un site web dédié, www.hachettebnf.fr, permet à chacun de consulter par thématiques l'ensemble des références disponibles et de visualiser un extrait de chaque ouvrage avant d'en commander un exemplaire chez le libraire de son choix. Ces ouvrages vendus de 6 à 40 euros sont livrés dans les librairies dans les mêmes délais qu'un exemplaire prélevé sur stock grâce à l'impression à la demande. 
Sont désormais disponibles
Coquecigrues, Comédies: le Plaisir de rompre, le Pain de ménage, Poil de Carotte, M. Vernet. Bucoliques, L'Ecornifleur, Sourires pincés.
pour commander, se rendre sur le site:  www.hachettebnf.fr

dimanche 27 octobre 2013

Journal du 27 octobre 1887

C'est un travail curieux que de démêler chez un jeune les influences des arrivés. Que de mal on se donne avant de prendre son originalité chez soi, tout simplement!

samedi 26 octobre 2013

Journal du 26 octobre 1904

C'est une grande joie pour Tristan que de lire le Bottin de province et de constater que neuf ou dix arrondissement n'ont pas de tribunal, ou qu'une ville a beaucoup plus d'habitants qu'on ne croirait.

vendredi 25 octobre 2013

Journal du 25 octobre 1887

Rachilde nous dit: "Au moins, moi, on peut me rendre cette justice: je ne déménage jamais. Après chaque saison de bains, on est sûr de me retrouver." Son éditeur ne veut pas la lâcher. C'est ça qui est original.

jeudi 24 octobre 2013

Journal du 24 octobre 1892

On voulut donner à une rue le nom de cet enfant du village, mais à quelle rue? À vrai dire, il n'y en avait pas. On songea à débaptiser le village.

mercredi 23 octobre 2013

Journal du 23 octobre 1906

Il faudrait avoir des fiches sur leurs misère. Ils sont tous pauvres, mais jusqu'à quel point?

Actualité littéraire

Couverture
Marcel Proust
Du côté de chez Swann, "Combray",  fac similé et transcription Gallimard
Tirage limité à 1200 exemplaires.
Parution 24 octobre 2013
Format: 46,5 x 32 cm

Il s'agit des premières épreuves de Du côté de chez Swann (1913), qui présentent un intérêt capital parce que les additions manuscrites, que nous donnons en fac-similé et en transcription, doublent le volume du texte initial, selon Proust lui-même. Ce livre, qui est aussi un bel objet, permet donc d'assister au travail de la création. Le volume reproduit même les « paperoles » collées à la main qui s'ajoutent aux marges, elles-mêmes couvertes de modifications manuscrites : on a ainsi des dépliants qui peuvent atteindre une vingtaine de centimètres. Le texte obtenu sera d'ailleurs encore corrigé par Proust sur des épreuves ultérieures moins spectaculaires ; il comporte donc lui-même une part d'inédit : ce qui n'a pas été retenu dans le texte définitif. Le volume se limite à la première partie de Du côté de chez Swann, « Combray », c'est-à dire l'enfance du héros. Le lecteur et le collectionneur se trouveront face à un objet tout à fait inédit : à la fois imprimé et manuscrit, avec des dimensions insolites (40 x 60 cm), puisque ce sont celles de ce qu'on appelait « placards », c'est-à-dire une feuille comportant 8 pages d'un volume futur (il y a 29 placards, soit une centaine de pages en grand format dans la première édition Grasset). On y donne aussi les additions manuscrites en reproduisant leur forme matérielle même, quelle qu'elle soit, par exemple des dépliants de surfaces et de couleurs différentes. Pour l'agrément de la lecture et la facilité de la compréhension, on trouvera aussi la transcription imprimée de toutes les additions manuscrites de Proust. Lorsque ces épreuves ne comportent pas la version définitive d'un mot ou d'une phrase (puisqu'il s'agit d'un état intermédiaire du texte), celle-ci est signalée dans la transcription (par une référence à l'édition Pléiade). C'est la première fois que ces épreuves sont publiées, à l'identique (avec toutes les additions manuscrites) et qu'une transcription en est donnée. Le volume est publié dans le cadre de la célébration par Gallimard du centenaire de la première publication de Du côté de chez Swann en 1913. Tiré à 1 200 exemplaires, tous numérotés, le volume ne sera pas réimprimé. L'ouvrage, publié en partenariat avec la Fondation Martin Bodmer, a bénéficié du mécénat de la Fondation Pierre Bergé-Yves Saint-Laurent et du Conseil général d'Eure-et-Loir. Il s'adresse aux admirateurs de Proust, qui sont légion dans le monde entier, aux lecteurs curieux de découvrir la création en devenir, aux collectionneurs, de même qu'aux érudits spécialistes de l'étude des manuscrits et aux institutions. L'édition (introduction et transcription) est assurée par Charles Méla, professeur à l'Université de Genève et directeur de la Fondation Bodmer qui possède ce précieux document.

mardi 22 octobre 2013

Journal du 22 octobre 1904

Je me fais l'effet d'un naufragé qui ne peut aborder ni sur la rive droite, côté roman, ni sur la rive gauche côté théâtre, et qui finirait par se dire: " Mais je suis bien, là, au milieu! Je n'ai qu'à m'y tenir par mes propres forces et qu'à regarder les rivages."

lundi 21 octobre 2013

Journal du 21 octobre 1887

Ne pas se tromper aux figures hautaines et silencieuses: ce sont des timides.

Dieu au temps de Jules Renard

La question de l'au-delà échappe à notre connaissance.  Et si Dieu  existe, il a interdit à l'homme de le savoir. En sorte que croire en lui serait enfreindre ses ordres, et l'offenser, et cueillir une seconde fois le fruit défendu...
(Marcel Proust, quelque part dans À la Recherche du temps perdu, cité par Jean-Paul et Raphaël Enthoven dans le Dictionnaire amoureux de Marcel Proust, p. 185.)

dimanche 20 octobre 2013

Journal du 20 octobre 1900

Chez Antoine. Courteline, avec une serviette pleine de vieille littérature, et ses mèches de cheveux toujours collées comme des pinceaux, gueule contre ce malfaiteur, ce cochon de Boileau qui n'a fait qu'em...bêter Corneille, contre la Société des Auteurs qui touche 11 % sur nos droits en province et étend la province jusqu'au boulevard des Capucines, contre la petite Société où l'on se partage 13 centimes entre cinquante.

samedi 19 octobre 2013

Journal du 19 octobre 1896

Ne m'a-t-on pas toujours dit que je devais me mettre dans la peau de mes bonshommes, et ne m'est-il pas plus simple de rester dans la mienne?

vendredi 18 octobre 2013

Journal du 18 octobre 1905

Honorine ne distingue plus la nuit du jour. Elle se lève, la nuit, pour prendre un morceau de pain. Elle aura donc toujours faim, jusqu'à sa mort?

Jules Renard en Belgique le 22 octobre

Conférence sur Jules Renard à Manage, Belgique:
Les deux auteurs préférés de cet ancien bibliothécaire sont Achille Chavée et Jules Renard. Cet amour des livres et de la brièveté des phrases l’a même amené à écrire un ouvrage « la fine moustache du quotidien ». Dans un petit carnet, il note toujours ces dérapages langagiers. Michel Delhalle développe une autre initiative : une conférence présentant 'Le Journal' de Jules Renard. 
« Depuis toujours, c’est mon livre de chevet. C’est un concentré de tout ce qui se fait au niveau des formes brèves. Lors de cette conférence, j’essaie de faire partager ma passion pour ce journal. Je souhaite démontrer la modernité de Jules Renard. Certaines citations sont passées dans le langage commun ».
Conférence le 22.10 à 19 h 30 en la maison de la Laïcité de Manage. Rens. 064 54 15 78

jeudi 17 octobre 2013

Journal du 17 octobre 1902

Forain apporte au  Figaro un dessin plus que simple.
- Tout de même, dit Rodays, pour trois cents francs, vous pourriez bien ajouter quelque chose!
-  Mais quoi?
- Je ne sais pas, moi. Des hachures...

Les adieux à la scène de Trintignant

Jean-Louis Trintignant faisait mercredi soir 9 octobre, à Vannes, ses adieux à la scène. Au début, avant qu'un seul mot ait été prononcé, qu'une seule note ait éclos, l'acteur a cité Jules Renard: " le chrétien qui va se noyer, s'il joint les mains pour prier, il coule."
(Pierre Vavasseur, Aujourd’hui en France, jeudi 10 octobre 2013)

mercredi 16 octobre 2013

Journal du 16 octobre 1887

Elle vit avec 39 francs par mois et n'achète pas  de livres dont le prix dépasse quatre sous. Elle a, pour l'entretien de son poêle, toute une théorie, et ne consent à en rejeter la cendre que quand elle est blanche et fine comme de la poudre de riz. Comme dessert, des noix en toute saison, parce que les coquilles se brûlent. Elle a un monstre qui la dévore, une pieuvre qui la suce: l'omnibus. Qu'on en juge! Quatre omnibus par semaine font 4 fr.80 par mois, qu'il faut déduire d'une leçon de 40 francs. Avec cela, gaie, prenant la vie par les fleurs, le soleil, tout ce qui brille, tout ce qui chante, tout ce qui sent bon gratis, heureuse peut-être. L'hiver est sa terreur. Il augmente la dépense.
A ses murs pendent des chromos, mais elle a su si bien choisir qu'elles sont réjouissantes pour la vue comme des peintures fraîches. L'objet d'art est une faïence peinte par elle, où s'enlacent des lisérés ténus, de pauvres lisérés.
Tellement sincère qu'elle ajoute à la vérité par mégarde, avec un Dieu Alphonse Karr, et un demi-satan, Zola, qu'elle repousse par propreté.
"J'admire son talent. Toutefois, dit-elle, ne lui en demandez pas plus long."
Au théâtre, dans l'étouffement des loges, elle quitte son jupon de dessous.
En musique ni l'opéra, ni l'opérette: l'opéra-comique.

mardi 15 octobre 2013

lundi 14 octobre 2013

Journal du 14 octobre 1893

Un joli mot tombé de la bouche de Courteline:
- Ne vous amertumez pas, Renard.

Exposition Vallotton au Grand Palais

    Félix Vallotton, La Loge de théâtre, le Monsieur et la Dame, 1909 Collection particulière © DR

Exposition Félix Vallotton : Le feu sous la glace

02 Octobre 2013 - 20 Janvier 2014
Grand Palais, Galeries nationales

Félix Vallotton (1865-1925) est un artiste unique qui, bien que proche des nabis, garde sa vie durant un style à la fois très personnel et résolument moderne. Reconnaissables entre toutes, ses toiles se distinguent par des couleurs raffinées et un dessin précis découpant la forme qu’il met également au service de la gravure.
Cette exposition est organisée par le musée d’Orsay et la Réunion des musées nationaux-Grand Palais en coorganisation avec le Van Gogh Muséum, Amsterdam, le Mitsubishi Ichigokan Muséum, Tokyo et Nikkei Inc.. Elle bénéficie du soutien exceptionnel de la Bibliothèque nationale de France, des musées d’Art et d’Histoire de Genève et du musée cantonal des beaux-arts de Lausanne. L’exposition est réalisée grâce au soutien de la Maison Bucherer et d’Eiffage Travaux Publics. Avec la participation de Pro Helvetia, Fondation suisse pour la culture.

dimanche 13 octobre 2013

samedi 12 octobre 2013

Journal du 12 octobre 1908

- On vous aime, me dit Mellot. Beaucoup de gens vous aiment et vous ne le savez pas. Ils sont gênés pour vous le dire.
- Oui, je sais. Ce qu'ils aiment en moi, c'est surtout le talent, et ça ne peut pas être toujours réciproque.

Jules Renard/Bernouard, aux enchères

Mardi 15 octobre à 14h.
chez Ader Nordmann , 3 rue Favart, Paris 2ème sera vendue l'édition des œuvres complètes de Jules Renard  en 17 volumes éditée par François Bernouard.
Estimation 300/400 €.

jeudi 10 octobre 2013

Journal du 10 octobre 1905

La vieillesse n'existe pas. Du moins ne souffrons-nous pas d'une vieillesse continue à la fin de notre vie: comme les arbres, tous les ans nous avons nos accès de vieillesse. Nous perdons nos feuilles, notre bonne humeur, notre goût de la vie, puis ça revient.
Nous n'avons pas une enfance, une maturité, une vieillesse: plusieurs fois dans la vie nous avons nos saisons, mais leur cours nous reste mal connu: il n'est pas régulier.

Jules Renard vu par Deluermoz, aux enchères

Vendredi 25 octobre 2013 à 14 h 30,
à l'Hôtel du Louvre, salon Rohan, Place André Malraux, Paris 1er,
sera mis aux enchères par l' Étude ALDE, le volume suivant, lot n° 124:
DELUERMOZ (H.) - RENARD (J.).
Histoires naturelles. Paris, Les Cent bibliophiles, 1929, in-4°, vélin ivoire à la bradel, sur chaque plat, une peinture originale signée de Deluermoz, dos orné d’un paon, doublure de vélin orné d’une aquarelle de l’artiste, gardes de vélin, couverture illustrée et dos, tranches dorées sur témoins, étui et chemise gainés de maroquin terre de Sienne (E. Maylander).
Estimation 2000/3000 €

mercredi 9 octobre 2013

Journal du 9 octobre1902

Sem, quoique épicier à Bordeaux, faisait des albums à Marseille, et y était populaire. Il vient à Paris, fait un album sur les courses, le porte lui-même  chez les libraires dans une voiture à bras. Succès foudroyant. 
Élevé par des jésuites, dit qu'il connaît des âmes religieuses célestes.
- Moi, aucune, lui dis-je.
De mon portrait par Léandre, il dit:
- Il n'y a rien. On dirait qu'il a voulu faire une pomme de terre en robe de chambre.
Il ne lit que pour s'endormir. Sur mon conseil, il va lire du Saint-Simon.

mardi 8 octobre 2013

Journal du 8 octobre 1900

- Cher monsieur...
- Cher monsieur vous-même! répond Allais.

Jules Renard vu par Benjamin Rabier, aux enchères

Samedi 12 octobre, 13 h 30
Couteau-Begarie, Drouot, Paris - lot 407
RABIER Benjamin
Encre de Chine et lavis noir pour un ensemble composé de 3 dessins issus de l'ouvrage : Histoires naturelles de Jules RENARD : le premier dessin illustrant le texte sur l'épervier p 109, le second dessin illustrant le texte sur le corbeau p 110 et le troisième dessin illustrant le texte sur les perdrix p 111. Dimension 27x12 cm.
Estimation: 600/700€

lundi 7 octobre 2013

Journal du 7 octobre 1891

Schwob: "Oui, publiez L'Ecornifleur. On vous attend. Tout le monde prétend que vous manquez d'haleine. Rosny me disait ce soir: "Oui, sa supériorité dans les petites choses est incontestable, mais il faudrait le voir dans les grosses."
Capus: " Pourquoi voulez-vous qu''Ollendorf refuse L'Ecornifleur! Il publie un volume par jour. Est-ce qu'on a jamais vu un éditeur refuser un livre?

J-L Trintignant lit le journal de Jules Renard à Cavalaire.

J-L Trintignant lit le journal de Jules Renard à Cavalaire.

dimanche 6 octobre 2013

Journal du 6 octobre 1889

Un jour, on mettra des phonographes dans les pendules. Elles diront, au lieu de sonner: "Il est 5 heures, 8 heures." On leur répondra: "Tu retardes ou tu avances." Nous causerons avec le temps, il s'arrêtera pour tailler une bavette, comme un simple concierge, ou une bonne chez le fournisseur.

samedi 5 octobre 2013

Journal du 5 octobre 1897

Ne m'accusez pas de mentir! Du point de vue de la vérité, ce que je dis n'a pas plus d'importance que ce que j'écris: c'est toujours trop littéraire.

vendredi 4 octobre 2013

Journal du 4 octobre 1887

J'ai fait des vers comme un héros fait des exploits. C'est à vous de les dire, pas à moi.

Le syndrome du hérisson

Animal doux, paisible et d'une placidité légendaire, le hérisson devient en revanche agressif dès que l'on s'approche du territoire qu'il occupe. Normal, il a mis si longtemps à y accéder. C'est d'ailleurs pour cela que Dieu, ou les dieux dans la tradition grecque, mais on ne sait pas encore lesquels, a doté le hérisson de poils piquants et de 36 dents pour dissuader celui qui entend le déloger.
Ce syndrome, désormais appelé syndrome du Hérisson, avait été, non pas découvert, mais quand même  astucieusement entrevu par Jules Renard, qui, du hérisson, disait déjà: "Il faut me prendre  comme je suis et ne pas trop me serrer." D'où l'expression: "qui s'y frotte s'y pique". C.q.f.d.
Sur le syndrome du hérisson, voir également cet article du 26 septembre 2013.

jeudi 3 octobre 2013

Journal du 3 octobre 1906

Je suis le Loti cantonal.

Le mariage des prêtres au temps de Jules Renard

L'encyclique du pape
sur le mariage des prêtres
Nous croyons devoir donner sous toutes réserves  le texte de l'encyclique de Léon XIII sur le mariage des prêtres tel que nous l'apportent les journaux sud-américains.
"Nous, Léon XIII, pape, par la grâce de Dieu, son vicaire sur la terre,
Nous nous adressons à vous, vénérables archevêques, évêques, prêtres et fidèles de l'Amérique latine, et vous faisons savoir qu'après avoir consulté les vénérables pères du concile nous décrétons :
1° Considérant que le célibat ecclésiastique n'est pas de droit divin, mais a été établi et prescrit par les sages conciles des premiers siècles de l’Église et par nos prédécesseurs au pontificat, pour apporter une plus grande pureté dans la célébration des saint mystères et aussi pour assurer plus de zèle et d'abnégation de la part des prêtres dans l’accomplissement des devoirs difficiles de leur ministère, - discipline exigée par les circonstances dans un temps où les vocations  pour le service de l’Église étaient innombrables;
2° Considérant qu'à l'époque présente et particulièrement en Amérique les vocations pour le sacerdoce deviennent chaque jour plus rares, ce qui fait qu'il existe de nombreuses paroisses acéphales au préjudice de la foi et du service religieux;
3° Considérant que la cause la plus puissante pour laquelle la jeunesse née et élevée dans l'atmosphère matérialiste du présent siècle s'éloigne du sacerdoce est le célibat ecclésiastique, qui, s'il entoure le prêtre de prestige et d'autorité, exige aussi, à la vérité, une vertu et un sacrifice héroïque pour lequel il faut une grâce très spéciales que Dieu n'accorde pas à tous.
En vertu de ces puissants motifs et après avoir consulté les pères du concile latino-américain, nous déclarons:
Que nous laissons la liberté aux prêtres de cette région, et seulement en raison de nécessités inéluctables parmi ces nations et ces peuples, de contracter mariage, en se soumettant en tout, sur cette matière, à la discipline générale imposée par l’Église aux fidèles.
Nous n'en conseillons pas moins, par les présentes, l'observation du célibat, comme constituant l'état le plus parfait, le plus saint et le plus digne du prêtre.
La faculté accordée entrera en vigueur le 1er janvier 1900.
Fait à Rome, le 10 juillet de l'an du seigneur 1898, vingtième de mon pontificat.
Léon XIII, pape."
(Le Journal, 6 janvier 1900)

mercredi 2 octobre 2013

Journal, un jour d'octobre 1908

Je connais aussi l'art de me faire dire des choses désagréables en les disant d'abord moi-même: on dit comme moi.